
TODOKAI FRANCE UNIVERSITE
Todokai : Une école de karaté et de kobudo traditionnel entre héritage et transmission
L’école Todokai Shotokan Kobudo Funakoshi-ryu, fondée par Yamaguchi Sensei, développe un karaté fidèle à l’esprit de Gichin Funakoshi : un art martial complet, centré sur le renforcement mental et physique de la personne. Après de nombreuses années passées aux côtés de son maître, Sensei Éric Lejeune a reçu la mission de faire vivre et développer l’école Todokai en France et en Afrique du Nord, mission transmise du vivant de Yamaguchi. Fidèle à cet héritage, Sensei Lejeune a consacré plusieurs années à l’étude du kobudo traditionnel au Japon, notamment à Gotemba et à Naha (Okinawa).
Il y a étudié au sein de l’école Seiryukan, dirigée par Miyazato Sensei, y passant ses grades et établissant un lien fort entre le karaté Todokai et le kobudo Seiryukan. Le kobudo pratiqué au sein de l’école inclut le travail des armes traditionnelles telles que le bō, les sai, les tonfa, les kama et les nunchaku. Cet entraînement complète la pratique du karaté, en développant la conscience corporelle, la justesse des postures, et la fluidité du mouvement.
• Le bō enseigne la coordination des mains et la projection de l’énergie vers l’avant.
• Les sai sollicitent l’équilibre et le travail des hanches, essentiels pour un maniement sûr.
• Les tonfa renforcent la fluidité des déplacements et la synchronisation bras-corps.
• Les kama et les nunchaku exigent concentration, précision et relâchement.
Dans une volonté de transmettre et pérenniser les valeurs de l’école, Sensei Lejeune prépare progressivement la relève, notamment avec sa fille, afin que l’esprit Todokai continue de vivre pleinement en Algérie, au Maroc et en France. L’objectif est de garantir une continuité fidèle à l’enseignement reçu, à travers un réseau de dojos ancrés dans la pratique martiale traditionnelle
Une reconnaissance au cœur du Japon traditionnel : la DNBK Afin de garantir l’authenticité de son enseignement et d’ancrer l’école dans la lignée des grands budoka japonais, Todokai France a rejoint la DNBK (Dai Nippon Butoku Kai), une institution historique fondée en 1895 à Kyoto sous le haut patronage de la famille impériale. La DNBK a pour mission de préserver, promouvoir et standardiser les arts martiaux traditionnels japonais (Budo), au-delà des dérives purement sportives. Elle reconnaît comme véritables maîtres les grandes figures telles que Gichin Funakoshi (karaté), Jigoro Kano (judo) ou encore Morihei Ueshiba (aïkido). Être membre de la DNBK, c’est inscrire son école dans une démarche sérieuse et exigeante, respectueuse de l’éthique du Budo.
Sensei Éric Lejeune a été reconnu comme Kyoshi 7e dan par la DNBK, une distinction qui honore non seulement son parcours personnel, mais aussi la qualité et la profondeur de l’enseignement transmis au sein de l’école Todokai. Ce lien fort avec Kyoto renforce la vocation de l’école : garder les standards élevés du karaté traditionnel et éviter de dériver vers une simple pratique sportive déconnectée de ses racines.
Kyoto 2025 : entre tradition et avenir
En 2025, la DNBK a célébré ses 130 ans d’existence lors d’une commémoration exceptionnelle au Butokuden de Kyoto, lieu emblématique chargé d’histoire. Lors de cet événement international réunissant 20 nations, a été inauguré un monument symbolique : le World Peace Monument, rendant hommage à la vocation pacifique du Budo. Le discours inspirant du président de la DNBK, Hanshi Hamada, a rappelé que les valeurs martiales (Butoku) ne sont pas seulement des techniques de combat, mais des chemins d’élévation humaine. Pour reprendre les mots de Gichin Funakoshi, le karaté enseigne le combat, mais transmet surtout des valeurs qui rendent l’être humain meilleur. Ce moment, intense et émouvant, restera gravé comme une affirmation forte du lien entre tradition, paix, et transmission, tel un message porté par la délicatesse éphémère des sakura. « J’y étais. Nous y étions. »
Conclusion : entre fidélité et vision
L’école Todokai, enracinée dans l’enseignement de Yamaguchi Sensei et portée aujourd’hui par Sensei Éric Lejeune, incarne une vision claire du karaté et du kobudo : une pratique exigeante, authentique, fidèle à l’esprit du Budo. Face à l’évolution du monde martial, parfois attiré par la compétition ou la performance, Todokai reste attachée à la voie : celle du travail sincère, du respect des maîtres, et de la transmission. Cette fidélité n’empêche pas la modernité. L’ouverture vers plusieurs continents, laformation de nouvelles générations et le lien tissé avec des institutions comme la DNBK garantissent un avenir solide et cohérent, capable d’allier technique, tradition et humanité. Todokai n’est pas seulement une école d’arts martiaux. C’est une famille, un engagement, un héritage vivant.
Encadré (Portrait)
Sensei Éric Lejeune : un pont entre les mondes Élève de Yamaguchi Sensei pendant de longues années, Éric Lejeune incarne une génération de pratiquants entièrement dévoués à la transmission du Budo traditionnel. Formé au Japon, titulaire du grade de Kyoshi 7e dan décerné par la DNBK, il n’a cessé de relier le karaté Todokai et le kobudo d’Okinawa, convaincu que ces deux disciplines s’éclairent mutuellement. À ses côtés, sa fille s’inscrit dans la même lignée, avec la volonté de continuer cette œuvre avec rigueur et loyauté. Ensemble, ils forment un tandem fort, prêt à transmettre l’essentiel : l’éthique, le cœur et l’esprit du Budo.
TODOKAI FRANCE UNIVERSITE AU JAPON
MEMBRE DE LA DNBK
KYOTO, JAPON
Fondée en 1895 sous le haut patronage de la famille impériale, la prestigieuse et puissante Dai Nippon Butoku Kai (DNBK) avait pour mission de gérer, standardiser et promouvoir tous les arts martiaux traditionnels japonais ,
Les « géants » fondateurs ont œuvré pour faire de leur art un véritable Budo dont le principal message, toujours d’actualité, est peut-être paradoxalement celui de la diffusion de la paix au-delà du « prétexte » martial... D’ailleurs, pour paraphraser Sensei Gichin Funakoshi, le Karatedo, comme Budo, enseigne le combat mais plus fondamentalement transmet des valeurs (Butoku) qui rendent l’Homme un peu « meilleur » donc plus humain...
Il faut prendre toute la mesure de l’aspect historique de cet instant suspendu, si éphémère, si étincelant et si beau comme la fragilité des « Sakura » tel un message de continuité et de l’indispensable préservation des « Butoku » (valeurs martiales liées au Budo) pour les générations à venir... J’y étais, nous y étions...